Les vins de Provence ce sont des vignobles qui s’étendent sur environ 27 000 hectares, essentiellement du Var aux Bouches-du-Rhône, et compte trois grandes appellations : Côtes de Provence, Coteaux d’Aix-en-Provence et Coteaux Varois en Provence. Il compte 600 producteurs (majoritairement des caves particulières) et 40 négociants, et produit 170 millions de bouteilles par an, dont plus de 80 % en rosé. La Provence est la première région française productrice de vins rosés AOC. Le vignoble a su également développé des rouges puissants et charpentés et quelques blancs légers. Plus d’une douzaine de cépages sont utilisés, dont la syrah, la grenache, le mourvèdre et le carignan pour l’élaboration des rouges et des rosés, ou le rolle, la clairette et le sémillon pour les blancs.

Les vins de Provence et leur histoire

Les origines de la tradition viticole en Provence remontent à l’époque romaine. Après la chute de l’empire, ce sont les ordres monastiques qui relancent la culture de la vigne du Ve siècle au XIIe siècle, en particulier les abbayes de Saint-Victor à Marseille ou de Saint-Honorat sur les îles de Lerins. A partir du XIVe siècle, de nombreux vignobles sont acquis par la noblesse et les notables de la région. En 1880, le vignoble est touché, comme ceux du reste de la France, par le phylloxera vastatrix, et se retrouve en grande partie détruit. Sa reconstruction fut permise par le greffage de plants français sur des plants américains. Enfin, au début du siècle dernier, le vignoble connaît une période de surproduction. Elle a donné naissance à des coopératives, de nombreux viticulteurs se groupant pour faire face aux difficultés, et à l’orientation progressive vers l’Appellation d’Origine Contrôlée.

Aujourd’hui, la région valorise son terroir au travers de l’oenotourisme, avec la création de la Route des Vins de Provence. De nombreux propriétaires ouvrent leurs chais et organisent des dégustations pour faire découvrir les spécificités de leur patrimoine viticole.

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